vendredi 2 juillet 2010

LAMBEAUX. Charles Juliet.


Tes yeux. Immenses. Ton regard doux et patient où brûle ce feux qui te consume. Où sans relâche la nuit meurtrit ta lumière.



Partir, partir, laisser tomber les chaînes, mais ce qui ronge, comment s'en défaire ? Au fond de toi, cette plainte, ce cri rauque qui est allé s'amplifiant, mais que tu réprimais, refusais, niais, et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t'étouffer.


La nuit interminable des hivers. Tu sombrais.


Mais ces instants que je voudrais revivre avec toi, ces instants où tu lâchais les amarres, te livrais éperdument à la flamme, où tu laissais s'épanouir ce qui te poussait à aller toujours plus loin, te maintenait les yeux ouverts face à l'inconnu. Tu n'aurais osé le reconnaître, mais à maintes reprises, il est certain que l'immense et l'amour ont déferlé sur tes terres. Puis comme un coup qui t'aurait brisé la nuque, ce brutal retour au quotidien, à la solitude, à la nuit qui n'en finissait pas.


Effondrée. Hagarde. Incapable de reprendre pied.


Te ressusciter. Te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait, mais qui un jour, pour ton malheur et le mien, s'est déchirée.



2 commentaires:

Anonyme a dit…

Your blog is amazing, such a beautiful univer :D

Célia M. a dit…

Thank u so muuch!
love.